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L'anniversaire des 90ans de ma grand mere

Dans 'Grand mère' Réponses: 2 | Ce poème a été lu 10299 fois

  1. natura

    natura Nouveau poète

    L’Anniversaire des 90 ans de grand-mère

    Avant que la vieillesse ne me grignote avec politesse,
    Avant que ma plume tombe de sommeil,
    J’aimerais vous conter avec mes faiblesses,
    Tous les souvenirs heureux avec mon soleil,
    Soleil éblouissant qu’était ce petit bout de femme,
    Avec elle, jamais de soucis ni de problèmes,
    Elle les dissimulait dans son généreux sourire.

    Dans sa campagne qu’elle chérissait de toute son âme,
    Qui la faisait vivre en toutes saisons,
    Elle ne connaissait pas d’état d’âme,
    Pendant les vacances, je comblais sa solitude,
    Me joignant à elle, en toute plénitude,
    Je ne me faisais pas prier, et j’avais bien raison.

    Faut profiter de ceux qu’on aime,
    Tant qu’ils sont encore de ce monde,
    Tu aurais pu vivre encore un peu,
    Car il est difficile de m’habituer à ton absence,
    Ta disparition n’a été qu’une grande souffrance,
    Mais à travers tout ce que j’écris,
    Je fais revivre avec des mots simples, des tranches de ta vie.

    Laissons de côté Madame la Tristesse,
    Et parlons plutôt de nos jours heureux.
    Souvenons-nous de tes quatre-vingt-dix ans,
    Tu étais étonnée de voir autant de monde réuni,
    Tu en avais oublié ton si bel âge,
    Madeleine s’était affairée aux fourneaux,
    Pour te rendre un tendre hommage.
    Quand fut arrivé le moment sacro-saint
    De souffler les bougies sur ton gâteau,
    Une petite larme est venue mourir sur tes joues
    Rosies par quelques verres de champagne,
    J’en garde un souvenir ému et doux,
    Tu le méritais bien, ce petit bonheur de campagne.

    On ne peut oublier tes arrières petits enfants,
    Que tu faisait sauter sur tes genoux encore vaillants,
    Au coin de la cheminée, où rougeoyait un grand feu,
    Qui crépitait de mille flammes toutes en couleurs,
    Ébahie de tous ces instants heureux,
    C’est avec douceur,
    Que je me souviens de nos petits quatre heures,
    Petit goûter champêtre imprégné d’odeur de crêpes,
    « J’aime la galette, quand elle est bien faite,
    Avec du bon beurre dedans »,
    Chantonnait-elle d’une voix claire,
    En levant à la tablée, sa bolée de cidre bouché,
    Qui pétillait, d’un air malicieux, comme ses yeux bleus,
    Qui en disaient long sur ses pensées,
    Sans rien y faire paraître.

    De tous ces instantanés, j’en garde des moments inoubliables,
    Il n’y a plus que les photos au fond d’un tiroir,
    Qui font de notre passé incommensurable,
    Surgissant sournoisement de notre mémoire,
    Nous aidant à construire sans toi, un nouvel avenir.

    Désormais, tu est mon bel ange gardien,
    Qui me fait des clins d’œil, et ne m’oublie pas,
    Ton bon souvenir, chaque jour, me soutient,
    Tu m’envoies des signes d’encouragement,
    Lorsque j’ai quelques tourments,
    Chaque jour, j’ai toujours une douce pensée pour toi,
    Toi qui ne m’as donné que le meilleur,
    Tu as su consoler toutes mes pleurs,
    En me faisant cadeau de ta bonté,
    Et de tout tes moments de joie,
    Tu es ma muse, ma source d’inspiration,
    Je te remercie de toutes tes gentilles intentions,
    Je ne peux dire que merci à la vie,
    De t’avoir côtoyée et choyée,en toute simplicité,
    D’avoir fait ensemble un grand bout de chemin.

     
     
     
     ​
     
  2. mathurin

    mathurin Nouveau poète

    La lecture de ce texte ne peut laisser indifferent
    toutes lesmamies se ressemblent mais ne sont pourtant pas interchangeables
    Mat
     
  3. mathurin

    mathurin Nouveau poète

    Bonjour même,
    je ne me lasse pas de parcourir votre page et notamment ce delicieux poeme sur nos grand-meres
    Merci
     

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